Lancer des bouteilles pour créer une communauté web

Partir une équipe de hockey aurait été plus simple, mais moi, c’est la voile que j’aime.
J’aime tellement la voile, j’aime tellement la mer, elle m’a tant donné, que j’ai décidé de consacrer une dizaine d’années de ma vie à développer ce concept d’école environnementale en mer pour le Québec.
Nous vivons aux abords d’un des plus beau plan d’eau du monde et nous ne le connaissons pas. Faut que ça change!

Pour connaître le fleuve, il faut le naviguer, pour le naviguer ça prend un bateau, pour avoir un bateau…ça prend de l’argent et pour avoir de l’argent… faut lancer des bouteilles à la mer!

Pourquoi lancer des bouteilles à la mer? Parce que nous avons besoin d’appuis, de support, nous avons besoin de démontrer que ce projet intéresse les gens d’ici et d’ailleurs. Nous avons besoin que vous lanciez des bouteilles afin de former la communauté du Grand Cerf-Volant. Une communauté qui appuie un projet, une communauté qui fait parler d’elle, qui donne de la visibilité et qui facilite le financement du projet.
Nous voulons que le Grand Cerf-Volant devienne un bien collectif pour le Québec! Nous voulons que la navigation sur le fleuve et la connaissance de l’environnement fasse de nouveau partie de notre culture.

Donc, lancez, lancez… jusqu’à en avoir mal au clavier!

Dans une première bouteille, mettez-y d’abord votre cœur. Sans réfléchir. Lancez à la mer. Revenez-y souvent et lancez d’autres bouteilles contenant vos rêves, vos préoccupations environnementales, vos questions sur la mer, des citations, des références, des hyperliens, des idées, des contacts.

Vos bouteilles navigueront partout où le vent portera notre Grand Cerf-Volant.
Comme dit Gilles Vigneault:
“Un jour je ferai mon grand cerf-volant
J’y ferai monter vos cent milles enfants, il vont m’entendre
Je les vois venir du soleil levant …”

PS: si le cœur vous en dit, vous pouvez nous donner un coup de main financier ici à droite.

À la rescousse des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent

Les Grands Lacs, hérités de la dernière déglaciation, sont une richesse incroyable pour l’Amérique du Nord. En plus d’alimenter les majestueux fleuves Saint-Laurent et Mississippi, ce complexe constitue le plus important des systèmes d’eau douce au monde avec approximativement 18% des réserves mondiales.

Malheureusement, cette ressource a longtemps été considérée comme un vaste dépotoir à ciel ouvert, acceuillant plus de 30 000 produits chimiques toxiques, dont le mercure, le plomb, le mirex, les BPC , le DDT, etc., déversés en quantité désastreuses par les usines sur son littoral. En plus, les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent ne sont pas épargnés de la pollution agricole (engrais, pesticides), urbaine (eaux usées, sel de déglaçage, médicaments, etc.) ainsi que par l’apparition de nombreuses espèces invasives, comme la moule zébrée.

En 1978, un accord a été signé entre les États-Unis et le Canada visant la réhabilitation, la dépollution et la décontamination du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs. Les résultats sont plus ou moins significatifs…

L’émission télévisée Le Point en 1988 démontre l’urgence d’agir, les concentrations de certains polluants causant des mutations chez les animaux.

Bien que la concentration de certain produits chimiques ait chutée depuis, d’autres ont fait leur apparition et les milieux aquatiques se sont grandement détériorés, comme en témoigne Louis-Gilles Francoeur dans cette entrevue radiophonique exposant les résultats d’une étude canado-américaine publiée en 2001.

Tout récemment, le gouvernement américain vient de présenter un plan de restauration des Grands Lacs, dans lequel l’administration Obama consacrera 475 millions de dollars, le plus important investissement dans l’amélioration de ces mers d’eau douce depuis 20 ans. Ce projet comprend le nettoyage et la protection des zones les plus polluées, une lutte aux espèces invasives et la restauration des milieux humides, des épurateurs naturels et bastions de la biodiversité.

On ne connaît aucun programme d’une ampleur comparable du côté canadien, ni au profit des Grands Lacs et encore moins au profit du fleuve Saint-Laurent. Le plus gros projet en cours résulte de l’investissement de 2,2 millions de dollars dans le Fonds de durabilité des Grands Lacs, lesquels seront répartis dans 38 projets.

Peut-être l’initiative américaine nous poussera à agir de façon à ce que les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent soient traités comme les merveilles qu’elles devraient être. Comme le dit Louis-Gilles Francoeur dans son entrevue, il est grand temps d’amorcer une réflexion au sujet de l’avenir de notre fleuve !

Revisiting the Fate of the Lakes

13 years ago this month, Great Lakes United and the Canadian Environmental Law Association released a prescient report on the threats of water diversion and wasteful water use in the Great Lakes. “The Fate of the Lakes: Sustaining or Draining the Sweetwater Seas?” was released on the 12th anniversary of the Great Lakes Charter, and it’s remarkable to think how well timed this report really was.

Water diversion threats were looming, and mega-diversion projects drifted in and out of the public and policy radar. But, when the Nova Group proposal hit two years later, diversion would strike Great Lakes politicians and citizens square between the eyes. In a nutshell, Nova Group proposed to fill a tanker with Lake Superior water and ship it off to Asia. The province of Ontario granted the company a permit to take the water. The public was irate. In the end, Nova Group returned the permit and the Great Lakes Charter was proven inadequate. The wheels began turning on what would eventually become the Great Lakes Compact, and its sister international agreement.

“The Fate of the Great Lakes” was truly a document ahead of its day. At age 13 it is the most regularly requested report that I receive, and today, as Great Lakes United continues to unroll our 3-year Great Lakes Water Conservation Initiative, I thought I’d share some interesting tidbits from 1997.

Are we there yet?:

It is our hope that this report will achieve what the charter has failed to accomplish by instilling a long-overdue conservation ethic into all realms of the Great Lakes. It will become the basis of our citizens’ campaign for a sustainable water strategy for the Great Lakes, which includes the goal of reducing human use of water by 50 percent by the year 2005. (p.5)

The more things change, the more they stay the same:

Many of the threats for water withdrawals are coming from within the Great Lakes from municipalities projecting growth beyond what nature’s water budgets supply. The demands from these areas could cumulate to have the same impacts as large-scale diversion proposals. (p. 6)

Most government jurisdictions, including municipalities, do not recognize limits to growth, wanting more residential subdivisions, shopping malls, and industrial “parks” to pop up on the edge of town. This means that they need more water to serve these expanding uses. If local supply is inadequate, they often look to divert water from somewhere else. As a result, the water diversion issue is really a development issue. Rather than defining the problem as a lack of water, it is necessary to recognize that the problem is excess or misplaced growth. (p. 10)

It is not an acceptable solution to water shortages in a region to pipe it from somewhere else. Sustainability means leaving our pipe dreams in the past and properly managing the water resources available in any given region. (p. 10)

Calls for a stronger IJC:

On the basis of the work the IJC has already carried out in this field, the IJC should go beyond pointing out the problems in water levels, quantity and diversions; it should also more seriously assess the activities of the governments in this field, especially the implementation of the Great Lakes Charter. It should take a leadership role in developing the components of a Sustainable Great Lakes Water Strategy and in urging the governments to adopt such a strategy. The IJC should then play a strong role in evaluating progress in implementing such a strategy. (p. 48)

You can’t flush the problem away:

Sustaining the sweetwater seas requires that water be conserved, not squandered; that communities be planned around the availability of water resources; and that storm and waste waters be managed as a resource, not discarded as a waste. (p. 57)

Water conservation – always economical:

Effective water management now will maximize opportunities for the development of economically sound communities while maintaining the integrity of the ecosystem. (p. 58)

A reasonable price for water would be one that reflects the cost of the services required to supply it and treat it after use in order to maintain it in the long-term for future generations. (p. 60)

When combined with real cost pricing for water consumption, the extraordinary costs of new water projects are bound to contribute to the consideration of conservation alternatives. (p. 66)

Calls for a water conservation strategy:

None of the states or provinces has developed a comprehensive water conservation strategy. (p. 45)

We need to develop a basinwide Sustainable Great Lakes Water Strategy. Each government should adopt the strategy in a way that makes it legally binding, and change their laws, regulations and programmes to ensure that the strategy is carried out. (p. 79)

Next time, I’ll review just what a 1997 water conservation strategy looks like. I’m thinking it will be surprisingly similar to what we’re asking for today…

Perte d’un collègue flottant!

Concordia SV Navire École Canadien
Ce matin la communauté des grand voilier école est en deuil.

Un grand frère du Frya, le voilier Concordia dont le port d’attache est à Lunenburg Nouvelle-Écosse, Canada, a coulé au large du Brésil. Il faisait route toutes voiles dehors lorsqu’il a été surpris par ce que l’on nomme dans le jargon maritime un White squall.

Ces grands voiliers ont été conçus pour naviguer avec une cargaison qui servait de lest.

À vide, le couple de redressement de ces voiliers est très inférieur au minimum que l’on a toujours sur un voilier moderne bien lesté. Une fois couché, ce genre de vieux gréement n’a semble t-il pas le couple de redressement nécessaire pour contrecarrer le poids du gréement et des superstructures. Il coule en vitesse. Et le gréement à voiles carrées n’arrange rien. Difficile d’affaler rapidement les voiles contrairement aux voiles bermudiennes.

Heureusement il ne semble pas y avoir eu de victimes. Mais il s’agit tout de même d’une importante perte pour le patrimoine maritime. Je l’ai vu une fois alors qu’il faisait escale dans le Havre de Gaspé. Magnifique navire.

SPECIFICATIONS DU CONCORDIA

* Gréement: Barque
* Opérateur: West Island College
* Port d’attache: Bridgetown, Barbades
* Classification selon la Lloyd’s : 100A1 Yacht
* Longueur: 57.5m (188ft.)
* Maître beau: 9.44m (31ft.)
* Tirant d’air: 35m (115ft.)
* Tirant d’eau: 4.0m (13.1 ft.)
* Motorisation: MAN Germany 570 H.P./.420 kW

http://www.classafloat.com/

http://en.wikipedia.org/wiki/West_Island_College

Dans le même esprit, avez-vous déjà vu le film Rafales Blanches ?

Méga projet!

Bon allez, je me permets une petite digression… un petit délire…ça fait du bien. Ça m’arrive à l’occasion lorsque je suis trop longtemps séparé de la mer…
« C’est quoi l’affaire? Méga projet? Un casino? Une autoroute? On ferait aussi ben de changer sujet, c’est non, c’est méga non pantoute… » J’aime tellement la chanson “Eh oui c’est ça la vie” de Richard Desjardins que je vous la ferais bien écouter… mais j’ai pas le droit… je pourrais, mais ça me coûterait cher de bière… Si vous ne l’avez pas, allez l’acheter sur Itunes ça vaut la peine

Des mégas projet? Un casino? Un autoroute?
Après mon post de la semaine passé “Le paradis perdu des bouteilles“, je me suis demandé ce qu’on pourrait faire avec ce problème de vortex océanique qui fait tourner tout le plastique en rond à travers les océans, nourrissant nos poissons au passage…Voici ce que moi je propose, c’est un peu fou, mais je sais plus trop qui disait qu’une idée qui n’était pas folle, n’était pas une idée…Oscar Wilde peut-être, m’enfin… On fait une méga plateforme en mer, mais au lieu qu’elle soit pétrolière, elle aurait comme but de récolter tout le plastique qui traine, de le recycler et de lui donner une autre vie.

On pourrait développer une nouvelle industrie, l’industrie de la dé pollution océanique. On a bien inventé l’industrie du web, de l’aérospatial, de la pétrochimie… Pourquoi on n’inventerait pas l’industrie de la dé pollution? Ce serait tout aussi rentable et pas mal plus vital. L’histoire l’a prouvé, on peut faire de l’argent avec vraiment n’importe quoi… faisons donc de l’argent avec la dé pollution. Faudrait juste structurer le truc. Un bon plan d’affaire et on est en business. N’y a-il pas un docteur économico-écologiste quelque part sur cette terre qui aurait fait une thèse là dessus?

Connaissez-vous Palm Islands à Dubaï? et The Pearl Island au Qatar… De la folie furieuse. Des îles artificielles à vendre aux gens qui ne savent plus quoi faire de leur fric. Le monde est fou… Alors tant qu’à être fou, soyons fous et plutôt qu’une simple méga plateforme de récupération de plastique, créons carrément un nouveau pays, au centre du vortex océanique! Une île dont l’industrie primaire tournerait autour du recyclage du plastique qui aboutit sur leurs plages.

Pour peupler ce pays, on pourrait passer des petites annonces dans les journaux :
“Cherchons travailleurs pour job de rêve sur île perdue au milieu de l’Atlantique. Vivez au bord de mer tout en travaillant dans une industrie prometteuse, qui améliore le sort de la planète! Heures flexibles, primes d’éloignement, rencontres sympathiques.”

Ce serait bien comme boulot non? Recycler au bord de la mer en se faisant bronzer, les cheveux au vent…

Pas assez sexy mon idée, d’accord, mettons-y nos terroristes ou des bandits quelconques. On a bien peuplé l’Australie grâce à la fondation d’un camp pénitentiaire

De toutes façons, peu importe les qui, quand, comment. Ce que je veux dire, c’est que si on a réussi à construire des pyramides, la grande muraille de Chine et une station spatiale internationale, et qu’on est capable de dépenser des milliards dans le militaire, on est bien capable de construire une île au milieu de nulle part.
J’ai hâte que l’on transforme l’investissement militaire en investissement social et environnemental. Construire une île pour dé polluer les océans et développer une nouvelle industrie, ça c’t'un méga projet! Et ça empêcherait que notre poisson finisse par goûter le plastique…